Plusieurs étudiants mauritaniens prétendants à des visas ont tenu un sit-in devant l’ambassade de France à Nouakchott mardi, pour protester contre « des rejets, récurrents, abusifs et sans motifs ».
Encadrés par des éléments de la police antiémeutes, ces étudiants portaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire: « nous avons rempli toutes les conditions requises pour l’obtention de visas : diplôme de DELF, compte bancaire, attestation d’hébergement. Nous payons 99 euros pour les frais de dépôt, l’assurance. Mais on rejette nos demande sans aucune possibilité de recours ».
Ces étudiants affirment avoir le niveau de Master, licence, BAC +2ans….
Sur environ 700 demandeurs de visas, une dizaine aurait obtenu satisfaction, précise un des manifestants.
Ainsi « la France est un pays de droit qui nous prive du droit d’aller compléter notre cursus d’étudiant », ajoute la même source.
Toutefois, au-delà de la colère et des récriminations, l’octroi du visa est considéré comme un acte de souveraineté.
Comme chaque année en été, les Mauritaniens affluent en masse vers les îles Canaries. Qui pour des vacances, qui pour des soins, qui pour passer du bon temps. Tous ont en commun d’avoir accompli un vrai parcours de combattant pour obtenir le visa sans lequel ils ne pourraient pas avoir accès à l’espace Schengen.




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