Les choses ne vont pas mieux au ministère de la Santé. Comme rapporté dans deux articles parus récemment dans Le Calame (1er et 8 Février 2017), c’est un véritable chemin de croix que doivent accomplir les usagers des structures sanitaires nationales, pour accéder, à leurs frais propres, aux prestations les plus simples. Des pratiques que certains prétendent révolues sont loin de l’être. A titre d’exemple, la vente, comme des petits pains, de certificats médicaux vierges signés (voir fac-similés) dans les épiceries et boutiques, qui tiennent pignon face à nombre d’établissements privés et publics. Le client débourse deux cents ouguiyas, contre un certificat vierge, paraphé par un médecin, pour ensuite le remplir lui-même et s’en servir à sa guise : justification d’absence, examens nationaux ou concours professionnels…
On raconte que le président égyptien Anouar Sadate (1970-1981) demanda un jour à son ministre de l’Agriculture de construire une grande ferme pour l’élevage des veaux de façon à améliorer l’approvisionnement du marché en viande. Croyant sans doute à une lubie présidentielle, le ministre n’accorda aucune importance à cette requêt




.gif)








.gif)