M. Brahim Fall Mohamed Vall M’Bareck, vice-président de la Section INSAF de Rosso : ‘’ Le président de la République fait preuve d’une grande volonté politique d’organiser un dialogue inclusif et constructif’’

17 June, 2026 - 21:40

Le Calame : Les cadres de la wilaya du Trarza ont rencontré ce vendredi le secrétaire exécutif du parti INSAF à Nouakchott. Quels étaient les objectifs prioritaires et les grandes orientations de cette réunion ?

Brahim Fall : Dans sa nature même, la philosophie du Parti INSAF repose sur la communication permanente et la concertation entre l’ensemble de ses structures et de ses bases militantes. C’est dans ce cadre que s’inscrit la présente rencontre.
Cette réunion a constitué une précieuse occasion d’échanges constructifs. Le Secrétaire exécutif nous a informé des dernières évolutions et nous a transmis les orientations nécessaires.
Pour notre part, nous veillerons à les relayer auprès des bases du parti avec fidélité, responsabilité et sens du devoir.

-Ce rendez-vous s'inscrit dans le processus de redynamisation d'INSAF entamé il y a plus d'un an. Quel bilan d'étape dressez-vous à l'échelle nationale, et quelles actions concrètes ont déjà été déployées dans votre wilaya au Trarza ?

- Il n’est un secret pour personne que le parti INSAF bénéficie d’une présence et d’un rayonnement considérable à travers le pays. Il représente le bras politique de l’action menée par le gouvernement chargé de mettre en œuvre la vision et le programme de Son Excellence le président de la République. Dans le cadre de son deuxième mandat, la Wilaya du Trarza a bénéficié d’une part importante des réalisations inscrites dans ce programme ainsi que dans le projet de société qu’il porte. Les infrastructures y ont été sensiblement renforcées dans des secteurs essentiels tels que la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement, la voirie urbaine et le développement de l’élevage.
Par ailleurs, Son Excellence le président de la République s’est rendu à quatre reprises dans cette Wilaya aux cours des dernières années, témoignant ainsi de l’intérêt particulier accordé à son développement.

-Le renouvellement des instances de base est une étape cruciale, mais elle ravive souvent les querelles de tendances et les rivalités politiques locales. Comment le parti compte-t-il gérer ces divergences pour maintenir sa cohésion ?

-Notre parti a aujourd’hui besoin d’une dynamique organisationnelle afin d’accompagner les profondes mutations que connait le pays. La nouvelle direction du parti s’est montrée à la hauteur des défis en réaffirmant sa volonté d’insuffler un nouvel élan à travers le renouvellement de ses structures, demeurées inchangées durant une période relativement longue.
Nul n’ignore que notre parti INSAF est une institution forte régie par des règles et des textes qui encadrent son fonctionnement. C’est pourquoi, il a toujours su surmonter ce type de situations dans un esprit d’équipe et de responsabilité collective.
Ainsi, le respect de la discipline du parti, tout comme les réformes actuellement engagées visent précisément à dépasser ce genre de difficultés organisationnelles et à renforcer davantage l’efficacité et la cohésion du parti.
Enfin, la compétition interne, lorsqu’elle s’exerce dans un esprit de transparence et de loyauté, demeure un facteur sain et positif. Elle permet d’élargir davantage la base des militants et des sympathisants, tout en favorisant une meilleure diffusion de la vision du parti auprès d’un plus grand nombre de citoyens mauritaniens et d’électeurs potentiels.

-Le président de la République a affirmé qu'il n'appliquerait que les résolutions issues d'un consensus strict entre les acteurs politiques. Pensez-vous que cette position soit de nature à débloquer un dialogue dans l'impasse depuis des mois ?

-Son Excellence le président de la République fait preuve d’une grande volonté politique d’organiser un dialogue inclusif et constructif, capable de jeter les bases d’une relation de confiance entre toutes les composantes de la scène politique nationale. C’est précisément pour cette raison que nous avons une confiance totale dans la réussite de ce dialogue et dans la capacité de l’ensemble des acteurs politiques à s’assoir autour d’une même table afin d’examiner et de débattre de la réalité politique du pays et de son avenir. En effet, aussi bien l’opposition que la majorité sont conscientes du degré d’engagement et de la détermination de Son Excellence le président de la République, Mohamed ould Cheikh El Ghazouani à faire aboutir ce processus dans l’intérêt supérieur de la Nation.

-L’intégration de la question des mandats dans la feuille de route du dialogue suscite l'incompréhension d'une partie de l'opinion. Pourquoi la majorité présidentielle, dont INSAF est le chef de file, insiste-t-elle sur ce point ?

-En tant que parti bénéficiant de la confiance de la majorité du peuple mauritanien, nous sommes venus à ce dialogue porteurs des aspirations des mauritaniens, quelles qu’elles soient et sans aucune réserve, y compris celles relatives à la question des mandats. Le dialogue consiste précisément à écouter toutes les propositions et à examiner l’ensemble des idées avancées.
Cela étant, comme je l’ai déjà souligné, le président de la République ne souhaite aucun obstacle susceptible d’entraver le démarrage du dialogue. En sa qualité de président de tous les mauritaniens, il est intervenu personnellement afin de trouver une solution à cette problématique permettant ainsi de la dépasser et d’ouvrir la voie au lancement du dialogue dans un climat apaisé.

-Malgré les efforts budgétaires présentés par le gouvernement pour amortir la hausse des prix du carburant liée au contexte international, la pression sur le coût de la vie reste forte. Ces mesures sont-elles suffisantes à vos yeux ?

- Notre confiance dans la capacité de Son Excellence le président de la République à gérer ce type de crises est totale. Il a su conduire le pays à travers la crise de la COVID19 avec sang-froid et efficacité, permettant à la Mauritanie de rester relativement préservée des répercussions qui ont touché même les économies les plus puissantes du monde.
Aujourd’hui, cette expérience renforce davantage notre confiance en son Excellence le président de la République.

Bien entendu, certaines perturbations des prix sont inévitables dans un contexte international aussi tendu. Toutefois, l’essentiel est que l’Etat demeure aux cotés des catégories les plus vulnérables et des populations démunies, ce qui est effectivement le cas à travers les distributions et les interventions financières qui se poursuivent. La plus récente est le lancement, sous la supervision de Son Excellence le président de la République, de l’initiative « AOUN » destinée à faire bénéficier plus de deux millions de citoyens de produits alimentaires et de dons en nature.
En résumé, les mécanismes mis en place par l’Etat pour faire face aux répercussions de la guerre américano-iranienne apparaissent comme les plus appropriés et les plus proches des préoccupations des citoyens aux faibles revenus.

 

                                  Propos recueillis par Dalay Lam