Faits divers…Faits divers…

27 April, 2026 - 17:48

L'enquête sur l’affaire de Dar Naïm 

Signalé dans les colonnes de notre précédente édition, un cadavre a été découvert à Dar Naïm, le samedi 18 Avril : celui d'une jeune femme coiffée « rasta ». Durant les premières heures, elle n'a pas pu être identifiée et la police a alors décidé d'approfondir l'enquête. Une équipe de ses services techniques s'est rendue à la morgue de l'hôpital Cheikh Zayed pour relever les empreintes digitales de la défunte et l’on a ainsi appris qu’il s’agissait d'une certaine Hawa Bâ, résidant à Riyad, divorcée et mère de trois enfants. Les investigations se sont poursuivies, grâce à son numéro de téléphone dont tous les derniers appels ont été relevés. Un premier suspect est arrêté : Khaled ould Moun, récemment atterri des USA, qui l'avait appelé le jeudi 16 Avril au soir, avant de la rencontrer à Arafat et de l'emmener dans un appartement privé, sis au quartier Diambour du Ksar, où elle serait restée, selon l'enquête, vingt-quatre heures en sa compagnie. 

Vendredi soir, elle aurait perdu connaissance, après avoir absorbé une forte dose de stupéfiants. Inquiet, son compagnon l’aurait évacuée des lieux, pour la déposer, non pas à l'hôpital, mais dans une maison en ruines à Dar Naïm, où elle est malheureusement décédée, faute de soins. Le criminel s'embarque aussitôt vers le Sénégal avec l’intention de repartir au plus tôt vers les États-Unis... Mais les enquêteurs l’ont localisé, grâce à son téléphone, alors qu'il était encore au Sénégal. Ils appellent alors son frère ainé qui le convainc de l'attendre à Rosso-Sénégal. C’est là que les policiers le cueillent pour le ramener à Nouakchott...

Ils ont ensuite appelé le père de la victime et lui ont rendu compte de ce qui s'était passé, preuves à l’appui (vidéos de caméras de surveillance, enregistrements des appels téléphoniques, aveux des trois personnes suspectées : Khaled, le proxénète et le gérant des appartements…). Des médecins légistes ont procédé à l'autopsie du cadavre. Leur rapport fait état d'une mort par overdose de poudre blanche. Les trois suspects sont alors déférés au Parquet et la dépouille de Hawa remise à sa famille. Il paraît que cette dernière doute cependant de la véracité de la version des enquêteurs, malgré les preuves tangibles, alors que cette affaire commence à être politisée. Pourtant, le procureur de la République a été clair dans ses déclarations et a rassuré les parents qu'une autopsie extérieure pourrait être prescrite, au cas où ceux-ci en feraient la demande.

 

Les présumés meurtriers du gardien épinglés

Il y a deux semaines, le cadavre d’un gardien d'une épicerie sise à Sbeikha  (Toujounine) avait été découvert, baignant dans le sang, très tôt le matin. Après bien sûr les formalités de routine (constat) des autorités, le commissariat de police de Toujounine a ouvert une enquête. L'opinion publique a jugé celle-ci très lente, car les limiers de notre police ne tardent en général pas à mettre la main sur les criminels et autres meurtriers. Dans le cas présent, c’est après une minutieuse enquête que plusieurs suspects ont été arrêtés.

Leurs auditions ont duré plusieurs jours. Finalement, trois d’entre ceux-là – récidivistes tout récemment libérés de prison – ont été accusés de ce meurtre qu'ils ont reconnu avoir commis et les autres ont été relâchés. Les présumés assassins ont été déférés et écroués ces derniers jours. Rappelons que le quartier Sbeïkha vit une insécurité sans précédent depuis plus d'un mois. Des bandes de malfaiteurs y sévissent jour et nuit. Les habitants qui continuent à souffrir ont à plusieurs reprises porté plainte. Sans suites, hélas.

 

Une dangereuse ruelle

Une ruelle crasseuse et pleine d'ordures et d’immondices : à première vue, on se croirait dans un village de l'intérieur ou en banlieue de Nouakchott. Il est risqué de s’aventurer dans cette venelle, des bandes de jeunes voyous y sont embusqués jour et nuit. Tout celui qui passe sera braqué et le plus souvent agressé. On déplore même des viols dans ce passage parsemé d'arbustes qui permettent aux malfaiteurs de se cacher. Pourtant, ce lieu se trouve en plein cœur du plus chic quartier de Nouakchott, à vingt mètres à peine du carrefour Soukouk, près des écoles privées Ejial El Moustaghbel. Plusieurs victimes de ces voyous ont porté plainte au poste de la police routière du carrefour Soukouk, mais les agents de celle-ci étaient toujours occupés à régler la circulation.

 

Mosy