Relativement modérée face au pouvoir du président Mohamed Cheikh El Ghazouani, depuis son arrivée aux commandes du pays en 2019, la coalition formée par le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), l’Union des Forces de Progrès (UFP) et l’Union Nationale pour l’Alternance Démocratique (UNAD), prend ses distances vis-à-vis du pouvoir. Une nouvelle orientation qui apparait clairement à travers les déclarations et propos des responsables de la coalition, au cours d’une conférence de presse, organisée mercredi en début d’après-midi, au siège de l’UFP. Une rencontre au cours de laquelle le professeur Lô Gourmo, vice–président de l’UFP et maitre Yacoub Diallo, haut responsable du RFD, ont exprimé une vive inquiétude au sujet de la crise politique, économique et sociale que traverse la Mauritanie, qui connaît une nette aggravation depuis quelques mois, dans une région du Sahel en proie à l’insécurité, en plus d’une tension permanente et des menaces à la frontière Nord. Un climat politique, économique et social de profonde déprime et lourd de menaces, illustré par la rupture unilatérale du dialogue, la hausse du prix du carburant opérée le weekend dernier, avec ses effets sur le transport et d’autres secteurs d’activités, à l’origine d’un début d’intifada dans les quartiers populaires de Nouakchott. Une situation qui exige un consensus fort pour la survie du pays, lequel passe par la relance du dialogue, au moment où des forces obscures, multiplient des manœuvres visant à saper la cohésion nationale. Un dialogue incontournable pour la gestion des élections législatives, régionales et municipales de 2023, mais aussi toutes les questions vitales pour l’avenir du pays.
Ould Abdel Aziz est enfin sorti de sa réserve. Condamné à 15 ans de prison et à la confiscation de tous ses biens, l’ancien Président, qui n’était pas particulièrement volubile lors des différentes péripéties de son interminable procès, vient d’adresser une lettre à son successeur et ancien alter ego.




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